Le but du blog

Décidément, en plus d'avoir un profil atypique, je ne fais rien comme les autres...

Pour ceux qui s'en souviennent, j'ai commencé ce blog en postant une note décrivant mon attente d'une réponse faisant suite à plusieurs entretiens d'embauche pour un même poste. J'étais quelque peu désespérée face à l'attitude de certains employeurs, qui ne prenaient pas la peine de répondre aux candidats, même en cas de relance pour savoir où en était le processus de recrutement...

En créant ce blog, je souhaitais apporter plus d'humanisation dans mes candidatures : en plus du cv et de la lettre de motivation, voilà ce que je suis (le risque étant que cela ne plaise pas du tout au recruteur...tant pis, maintenant c'est trop tard).
Il avait pour but aussi de créer du dialogue avec les autres JD et partager nos inquiétudes, nos expériences durant cette période assez difficile qu'est la recherche d'un 1er emploi ; et dans mes rêves les plus fous, établir un dialogue avec de possibles recruteurs.

Et bien, c'est fait !
Un employeur avec qui j'avais passé un entretien téléphonique (celui de la semaine dernière) est venu sur mon blog et a laissé 2 commentaires !! Je profite de ce post pour le remercier encore...

Donc, candidats bloggeurs, à vos claviers !

Magali,
ravie, ébahie et...bientôt en CDI ?

Profil atypique

Il y a quelques temps, j'avais subi une cruelle désillusion lorsqu'un recruteur m'avait dit que je n'avais pas le profil qu'il recherchait...Lors d'un autre entretien, on m'avait aussi dit que la fin de mon parcours était plus intéressante que le début, sous-entendant que mon 3ème cycle effectué dans une ESC (5ème au classement tout de même) valait beaucoup plus que ma petite maîtrise d'Histoire...

Oui, il est clair que je n'ai pas un parcours linéaire, typique d'un JD sortant d'une sacro-sainte école de commerce. J'ai un profil que l'on peut qualifier d'atypique et je pense que ça fait ma personnalité, ma force et ma valeur ajoutée et me distingue des autres JD !
Mon parcours à la fac m'a appris énormément : en culture générale, en autonomie, en débrouillardise, etc. Faire des études en Histoire m'a permis, entre autre, d'acquérir une certaine méthode d'investigation et une bonne capacité à traiter les données (collecter, trier, analyser et synthétiser des faits).
Et la poursuite de mes études au sein du Magistère de Négociation Internationale m'a permis de renouer avec mes 1ères amours (je viens d'un Bac éco) et d'acquérir une solide base en économie et gestion des entreprises : l'économie, la gestion, la communication, le marketing et le commerce international. Mon 3ème cycle en Marketing Management et Communication est venu compléter tout cela et m'a permis de me spécialiser en marketing/communication (comme son nom l'indique).

Ces derniers temps, les médias ont beaucoup parlé des initiatives anglaises qui permettaient d'endiguer le chômage. Plus que des mesures, c'est un état d'esprit qui est différent du nôtre : le diplôme ne constitue pas tout. Je cite ici une phrase de Christian Darantière, Directeur délégué de l'AFIJ (Association pur faciliter l'insertion professionnelle des JD)* : "Par exemple, si vous suivez un cursus d'histoire en France, vous ne faîtes que de l'histoire ou presque. Alors qu'en Angleterre, la formation est plus généraliste. Le choix de la filière est donc moins déterminant le jour où vous vous retrouvez sur le marché de l'emploi."
A méditer... 

*(Source : Courrier Cadres, semaine du 7 au 20 juillet 2005)

Du temps perdu !

Donc, je suis allée à mon entretien à l'ANPE pour faire le point sur ma recherche d'emploi. J'ai traversé toute la ville (en plein travaux tramway), passé 2h (aller-retour) dans les bouchons pour arriver (quand même en avance, je suis hyper prévoyante ou hyper stressée, au choix) à l'agence où j'ai du poîroter une vingtaine de minutes parce qu'elle avait déjà quelqu'un dans son bureau. Comme j'avais rdv à 16h15, je suis arrivée quelques minutes avant, la dame de l'accueil m'expliquant que la personne qui allait me recevoir avait du retard. Ce n'est pas grave, lui ais-je répondu toute souriante, je vais en profiter pour me documenter et lire quelques revues (traitant entre autre chose du chômage des JD et des solutions préconisées...génial). Au bout de quelques instants, voyant les autres chercheurs de taff ranger leurs affaires et ma mine tournée régulièrement vers l'horloge de l'agence, elle est venue me rassurer gentiment que mon rdv aurait bien lieu même si l'agence était en train de fermer les portes (et bien heureusement quand même, je n'avais pas bravé la folie des conducteurs marseillais pour attendre pour rien et voir mon rdv reporté !).
Il est 16h30, l'agence ferme donc ses portes...je suis seule dans la salle...Et, enfin, on vient me chercher : le rdv a duré grosso modo 5 minutes ! Elle voulait juste confirmer ce qu'il y avait dans mon dossier, à  savoir :  je suis bien une JD Bac+5 en Mastère spécialisé "Marketing Management et Communication" obtenu en décembre 2004, que je recherche un poste d'assistante Planneur stratégique, de chargée d'études junior, d'assistante chef de produit ou d'assistante marketing/communication. Et puis, vu la tête que je faisais, elle m'a quand même demandé où en était mes recherches, histoire d'occuper un peu de temps mais pas trop, hein, parce que l'agence avait fermé. C'est tout !

Bien évidemment, je suis sortie en colère de cette entretien : puisqu'il s'agissait seulement de vérifier les données de mon dossier, on aurait pu le faire par téléphone !
Que d'argent et de temps perdu !   

Déjà 6 mois...

que je recherche activement mon 1er emploi.
C'est fou comme le temps peut paraître si long et si court à la fois : honnêtement, je n'ai pas vu passer ces 6 mois entre l'envoi de candidatures spontanées, la réponse à des offres d'emploi, la réception de mails de confirmation de candidature, celle de lettres de refus (Pas le profil et bla bla bla), l'organisation et la préparation d'entretiens... Et pourtant, quand mon entourage me demande si j'ai trouvé du boulot, j'ai vraiment l'impression de n'avoir pas assez envoyé de candidatures par rapport à ces 6 mois. Je sais, ce n'est pas la quantité qui compte mais la qualité, mais bon, allez le dire à ma famille !

Du coup demain, j'ai l'entretien avec l'ANPE pour faire la mise au point du PAP (Projet d'Actions Personnalisées) et voir pourquoi mes démarches n'ont pas marché jusqu'à présent...je ne sais pas moi : la conjoncture économique, la frilosité des recruteurs, l'inadéquation entre moi (mon parcours et mes expériences) et les postes auxquels je postule, mon profil donc.
Bref, j'en reviens toujours à ça. Non, non, ce n'est pas de l'obsession mais qui peut dire qu'il n'a pas reçu une lettre de refus sans que ce mot magique apparaisse ?
Allez bon, il faut que je me secoue !

Petite info pour ceux que ça intéresse, y'a un documentaire consacré au dernier Festival International de la pub ce soir sur Canal+, à 22h45.

Reboostée !

L'AIPO s'est bien passé : informatif et concis. L'entretien individuel aussi : j'ai eu affaire à une personne compétente, dynamique et réellement intéressée par mon parcours, ma recherche d'emploi, bref par ma personne...ce qui nous manque véritablement pendant le temps de la recherche d'un job.
J'en suis sortie remotivée à fond pour répondre à des annonces, pour envoyer des candidatures spontanées motivées, bref ce qui constitue le quotidien de tout JD.

Sinon, j'ai effectivement passé un entretien de réseau avec le pdg de la boîte de com' à Marseille. L'entretien fut...constructif et motivant pour ma part. Je ne démords pas de mon projet professionnel, qui est, à long terme, d'intégrer le planning stratégique d'une agence de communication. En effet, nos visions sur le planning divergeait : il voyait le planneur stratégique davantage comme un poste de créatif. Alors, que pour moi, le planneur est aussi un stratège, une personne qui observe, qui enquête sur le comportement des consommateurs, qui travaille également à partir d'études, ... 
Ce qui ressort de cet entretien, c'est que c'est toujours constructif de parler à une personne qui bosse dans le secteur qui nous intéresse, de confronter nos idées et opinions pour les faire évoluer et les enrichir. Alors, je remercie vivement la personne qui m'a reçue et qui a pris le temps de me poser des questions sur mon projet professionnel. MERCI ! 

AIPO

J'ai reçu une lettre de convocation me demandant d'être présente toute la journée à un Atelier d'Information et de Première Orientation (AIPO) et ceci a bien entendu un caractère obligatoire, comme me rappelle la lettre.

Et oui, ça fait maintenant 3 mois que je bénéficie du RMI et je comprend tout à fait que l'Etat veuille savoir quelles actions les RMistes / demandeurs d'emploi ont mis en oeuvre pour trouver un job.

Arghhh, mon seul espoir est que cela soit plus utile que les atelier auxquels j'ai déjà assisté...

"Trouver plus vite son 1er job"

Tel est le titre d'un des articles paru sur Courrier cadres (semaine du 2 au 8 juin 2005).

Les 4 commandements ne sont que du bon sens :
- Lister ses contacts : oui, même nous, JD, disposons d'un réseau : professeurs, anciens tuteurs de stage, annuaire des anciens de l'école, entourage, etc.
- Se rendre aux salons professionnels : se "déscotcher" de l'ordi et essayer d'établir des contacts directs avec les professionnels du secteur concerné.
- Envoyer des candidatures spontanées ciblées : et ne pas oublier de relancer !
- Se positionner et s'adapter en fonction du marché : ne pas se cantonner à une seule fonction / seul secteur d'activité (cf pour moi, planneur stratégique junior) et élargir son champ de recherche (c'est pour cela que je recherche aussi des postes de chargé d'études junior, d'assistante marketing, voire même des postes de chargé de com').

L'article fait également mention des filières les plus porteuses en terme d'emploi (source APEC) :
- Médical, paramédical, social : 91% des JD de la promotion 2002 qui occupent ou ont déjà occupé un emploi, en fonction de leur filière
- Tertiaire : 90%
- Commercial, économie : 88%
- Gestion, comptabilité : 86%
et des filières les moins porteuses :
- Chimie, sciences de la vie : 75%
- Droit : 74%
- Fiscalité, sciences politiques : 73%
- Sciences humaines : 71%

...alors, ayant une double formation "Sciences humaines / Commercial, économie", dois-je me montrer plutôt optimiste ou pessimiste...?