Luxe : nouveaux codes
Le marché du luxe a subi de nombreux changements : attentes des clients, communication, organisation et distribution des marques de luxe.
Il y a des "luxes attitudes", c'est-à-dire que chacun conçoit le luxe par rapport à ses aspirations. On parle de luxe ostentatoire, de luxe éthique, de luxe de massification, luxe de la pudeur...
Les deux courants qui prédominent sont le luxe ostentatoire et le luxe de la pudeur. Le premier se base sur les excès en tout genre, la démesure, la sophistication à outrance. Le second courant, quant à lui, joue davantage sur une intériorisation de la vision du luxe, sur le raffinement et la confidentialité.
Mais ce qui est nouveau, c'est que ces produits qui joue sur l'hyper-luxe ne s'adresse plus seulement qu'à une poignée de personnes mais aussi à ce que l'on appelle les "Hi-Lo Consumers" (contraction de "High-Low" : haut de gamme et bas de gamme à la fois). Ce sont des consommateurs qui sont prêt à acheter le meilleur dans une catégorie (vêtements, nouvelles technologies, automobile, etc) alors qu'ils comptent leurs sous pour d'autres (alimentaires, sorties, etc.).
Et cela fait le jeu des marques qui se sont positionnées sur le marché de l'hyper-luxe, comme par exemple les téléphones portables Vertu (le Platinium coûte seulement 30 150€ !), les bijoux et accessoires Chrome Hearts (le panier en osier, métal et argent vendu 5 000€ chez Colette).
Le pendant de cet hyper-luxe est, comme nous l'avons vu plus haut, la tendance à la discrétion, au raffinement, une vision du luxe qui prospère depuis le début des années 2000 et qui serait plutôt tourné vers les "connaisseurs" du luxe. Pas de clinquant juste des clubs ou restaurants sans enseigne, des boutiques sur rendez-vous...
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